Nom commun : omble de fontaine

Nom scientifique : Salvelinus fontinalis (Mitchill, 1815)

Autres noms : truite mouchetée, saumon de fontaine

Famille : Salmonidés

Description

La forme générale de l’omble de fontaine se rapproche très sensiblement de celle de la truite fario, bien qu’il soit plus massif. Son corps est fusiforme et comprimé latéralement. Il possède une petite tête trapue avec une bouche largement fendue, munie de dents sur les mâchoires, la langue et le palais. Les écailles parsemant son corps sont petites et fines. Il arbore deux nageoires dorsales sur son dos, dont une nageoire adipeuse caractéristique des salmonidés.

Sa coloration est très vive et différemment répartie le long de son corps. Le dos est généralement brun sombre, avec des marbrures plus claires et des taches jaunes très rapprochées. Les flancs sont brun-clair, parfois vert olive, avec des taches jaunes mais également des taches rondes et rouges. En fonction de son environnement, la couleur du ventre varie du blanc au rose, mais aussi du jaune pâle au rouge foncé. Ses nageoires pectorales, pelvienne et anale sont bordées d’un liseré blanc.

En période de reproduction, le mâle se pare d’une livrée orange vive.

La taille de l’omble de fontaine adulte est généralement comprise entre 30 et 40 cm.

© FDAAPPMA 33

Habitat et répartition

Un poisson des eaux froides de montagne

L’omble de fontaine est une espèce d’eau froide qui recherche les milieux aquatiques clairs et bien oxygénés : ruisseaux vifs et lacs de montagne, souvent en tête de bassin. Sa gamme de tolérance thermique va de 0 à 20 °C (optimum de 12 à 14 °C).

En hiver, lors des grands froids, il peut se réfugier dans des zones plus profondes et abritées.

Où le rencontrer ?

📍 Amérique du Nord (espèce introduite en France)

Introduit en France pour la première fois au XIXᵉ siècle, l’omble de fontaine peuple surtout les massifs montagneux : Alpes, Pyrénées, Massif central, Vosges.

Sur le bassin Seine-Normandie, sa présence résulte de déversements destinés à la pêche de loisir.

Reproduction

Le frai de l’omble de fontaine a lieu en automne. La femelle creuse une frayère sur des substrats de graviers ou de sables, où elle dépose ses ovules (environ 1 000 ovules/femelle de 30 cm), fécondés immédiatement par le mâle.

Enfouis dans le substrat, ceux-ci incubent durant tout l’hiver avant l’éclosion, au printemps. L’espérance de vie de l’omble de fontaine dépasse rarement les 7-8 ans.

Alimentation

L’alimentation de l’omble de fontaine comprend principalement des macroinvertébrés benthiques, des insectes terrestres tombés à l’eau, des larves, des crustacés ainsi que parfois des œufs et des petits poissons.

Statut de conservation

En tant qu’espèce introduite, l’omble de fontaine figure dans la catégorie « non applicable » (NA) de la Liste rouge des poissons d’eau douce de France métropolitaine (UICN, juillet 2019).

Le saviez-vous ?

💡 Là où il est introduit, l’omble de fontaine entre en compétition avec la truite fario pour l’habitat et la nourriture. Il se maintient souvent plus haut en altitude, dans les eaux les plus froides où la fario se raréfie.

💡 L’omble se reconnaît aux marbrures claires (vermiculures) de son dos, à ses points rouges cerclés de bleu et au liseré blanc qui borde ses nageoires inférieures.

💡 Croisé avec la truite fario, l’omble de fontaine donne la « truite tigrée », un hybride le plus souvent stérile.

Illustration © domaine public

 

Non applicable
(UICN, juillet 2019)


Voir sa répartition sur le bassin Seine-Normandie

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